05/02/2005 Thailande
A Nong Khai, pres du Mekong, des moines jouent au katow. Les jupes retroussees en short et le torse nu, ils se renvoient la balle de bambou tresse sur la petite aire de jeu pratiquee parmi les roseaux. Dans huit mois, ce terrain sera submerge par le fleuve.
Le soir, je rencontre Brian, un anglais aux cheveux blancs. Nous avons bu de la biere en face du Mekong. Il me parla du cours d'eau situe quinze metres plus bas.
D'abord, c'est la saison seche et je ne peux voir la puissance du fleuve qu'en octobre-novembre. Pour ainsi dire, nous aurions les pieds dans l'eau. Une marche creusee l'annee precedente dans la terre montrait la limite du Mekong a cette periode.
Puis il me parle de Nong Khai comme point-frontiere avec le Laos. Il semble bien connaitre le pays voisin et me lance : " In Laos, there are rules and there are rules and that's the way it works ". Demain nous irons au Laos.
Le lendemain, je suis donc alle avec Brian cote lao par le pont de l'amitie. Juste pour le faire. Durant la promenade, un farang nous depassa pour aller renouveller son visa sur l'autre rive. Nous nous arretames au milieu du pont tandis qu'il s'eloignait.
La berge thaie etait une plage et des toits de baches noires abritaient les locaux venus pour boire et manger. De cette plage, on pouvait voir sur les piliers du pont la marque temoin du niveau maxi du Mekong. Quinze metres plus haut en effet.
L'apres-midi, je pris une navette a 35 baths pour re-traverser le pont de l'amitie et joindre la capitale lao, Vientiane. Pendant une semaine, je n'avais vu que de ce pays, la rive. J'etais excite a l'idee d'en decouvrir davantage.
Arno Baude