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  • : Dadarno est un site interculturel en constante évolution. [ Ce site contient des photos, vidéos, des récits de voyage et de résidence à l'étranger ] . >>> C un processus créatif alimenté par l'autre, l'ailleurs: la diversité culturelle. / Chromatisme local, horizons graphiques, anatomie de la création, merveilles, Berne-art, esthétique relationnelle, d'Interculturel / . >>> une communauté d'Interculturel fédère les points de vue culturels actuels: WORLD ViEWS.

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Souveniranecdots de voyage

Lundi 20 août 2007
Je me suis pris l'écriture birmane en pleine fiole, je m'en suis épris ( voir Horizons graphiques ). La plus graphique de toutes celles d'Indochine avec des cédilles à 360°, structurée avec des lettres-enceintes, la plus riche d'expectatives avec des deux points ':' au milieu d'un enchainement typo supra-déroutant ( j'appris que ces ':' marquaient une question...)
Ecriture du pire genre block style lorsqu'en 3D (même qu'Espo-Revs irait se rhabiller); du wild wild style lorsqu'en cursive.
Je suis allé au cinéma à Rangoon, avec pour objectif le plein écran sur les sous-titres. Pirates of Caribbean 3 de Walt Dysney.

Film en V O N S-T!. Nulle part d'écriture vernaculaire. Pourtant que la montagne est belle comment peut-on s'imaginer que derrière un vol d'hirondelles le printemps vient d'arriver.

Les rideaux rouges s'ouvrent. En préambule à la séance, sur l'écran, série de petites annonces avec photos de l'intérieur du restaurant indien, de je ne sais quel sino-complot touristique de 30 étages encore. Après, un certificat birman à propos de la prod Walt Dysney qui se profile en pays anti-mickey, encadré au liseré old-school certifiant presque l'authenticité du diplôme.
Ensuite, un slogan:
ALL CiTiZENS PAY RESPECT TO THEiR NATiONAL FLAG.
Puis une standing ovation sur le drapeau du Myanmar en technicolor, je me suis même levé comme un gros con pris par l'élan collectif. Tous debout dans le cinéma jusque dans les loges, et il y avait affluence. Cela a duré cinq sec mais vla la dynamique d'ensemble.
 
Dans le film il y avait des asiats modelés à la façon prométhéenne méricaine créant des amalgames douteux: pure réification de béotiens. Des pirates d'un improbable Singapour de moyen-âge dans un bain turc de la baie d'Ha long avec des tatoos de dragons chinois sur les omoplates. L'empire du mal quoi!. Anachronisme puissance dix, géographie ethnocentrique, aire culturelle prêt-à-consommer sur celle d'un parking de supermarché: clichés trois-en-un: sujets tronqués. Exégèse vulgaire sur grand écran. Du grand spectacle.

Je sors de la séance et quel contraste. Je suis un peu déboussolé, où suis-je au fait? Tout le monde ou presque est en longyi, je suis le seul de type caucasien parmi les faciès indien et chinois. Au bout de l'avenue il y a la pagode dorée Sule, la grande focale down-town. Le quartier indien jouxte Chinatown.

On marche lentement, les gens promènent le quotidien, comblent la journée sans trop d'emploi du temps.

Je passe devant le Mogok Khine Jewellery Center où des militaires en camouflage postés au balcon et sur les trottoirs, protègent le marché des rubis.
Mogok est l'unique mine des rubis ultimes.
Rangoon, sur les trottoirs, rien n'est droit. Sur les trottoirs et partout, des éclaboussures brunes du bétel craché. Ici, il n'y a pas de banques, on me propose du change, le dollar pour 1250 kyats.

Rangoon, les façades néo-classiques anglaises se dégradent et s'enchainent du rouge à l'orangé, de l'ocre jaune au beige, du bleu medium à celui du ciel, du vert pomme au vert d'eau.

Yangon,
Dans le stupa de Shwe Dagon, Bouddha a les yeux rubis sang de pigeon,
On le prie aux quatre coins; devant un écran de télévision.
Des caméras le filment de son lieu de résidence surveillée.
Ainsi personne ne touche le prisme.

Le plus funky Bouddha, lost in space with an extra-terrestrial sight.
Who dares to go against
Him?

Il est sans rival jusque dans les bus qui roulent à la bonbonne.


Arno Baude
Par Ða&Da 4000
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Samedi 18 août 2007
ACCULTURATiON

>>>
Modifications qui se produisent dans un groupe culturel [concernant la manière d'agir, de percevoir, de juger, de travailler, de penser, de parler] par suite du contact permanent avec un groupe (généralement plus large) appartenant à une autre culture.

>>>Processus par lequel un individu apprend les modes de comportements, les modèles et les normes d'un groupe de façon à être accepté dans ce groupe et à y participer sans conflit.

(Mucch. Sc. soc. 1969)

Ma béquille à l'acculturation serait:
iL Y A DES RAiSONS, QUE LA RAiSON iGNORE.

 
Par Ða
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Vendredi 17 août 2007


C T l’ 1 D premières frousses de ma vie ; j’en ramenais pas lourd après l’épisode ; tout tremblant sur le pont. C T sur l’Aa, connaissez-vous l’Aa ?

( Aa ).

Première page, première lettre du dictionnaire. L’anecdote :  celle où je me suis liquéfié de frousse correspond à l’alpha du Larousse. L’Aa est une rivière qui passe par le bourg de mon adolescence, Fauquembergues.

C là que C déroulé le micro-drame.

Des algues alpagués par je ne sais quelle branche formaient un îlot sur l’Aa. Un amoncellement tel que je m’étais dit pouvoir y marcher. Précautionneusement  tu m’étonnes, je me laissais glisser le long du pont surplombant cet amas. Les jambes dans le vide et les pieds fléchis au possible, tatonnant des orteils le végétal aquatique. La gymnastique vers l'inconnu. Je commençais à perdre prise au tablier du pont, à perdre pied aussi lorsque touchant l’îlot… je m’y enfonçais.

C T + qu’ultra meuble. Cela n’avait vraiment putain pas de sens d’essayer de fouler ce tas d’algues. G T  le super-roi-des-cons-à-l'état-de-protozoaire en train d’agripper les graviers du ciment du pont. Je demandai de l’aide. Une main amie me prit par la peau du Lee cooper et me remonta. Je restais tétanisé sur la passerelle. Du fond du jardin, mon chien Elvire me regardait près du cerisier japonais.

( Inle ).

Le pathétique de cette histoire m’est revenu au Myanmar. Parmi les canaux des jardins flottants du lac Inle. Le conducteur du bateau nous invita à accoster sur le treillis végétal ; je me suis souvenu tout de suite que C T pas possible...

Alors G mis mon pied franco dans la verdure, pour exorciser. Pour tester à fond aussi : malin.

J’eus  l’impression d’être retenu par du spongieux. Mon pied s’enfonça de dix centimètres dans l’eau mais pour autant le lassis végétal  supporta mon poids, je marchais même et observais les femmes Inda récolter les tomates le long des haies.

Des tuteurs par centaines, hérissaient  la surface du lac, maitrisant de leur mètre cinquante l’élément liquide. Témoins d’une hydroponie birmane séculaire .

Le lac Inle est, s’il en est, une destination particulièrement touristique au Myanmar. Toutes les régions ne sont pas libres d’accès et celle-ci est réservé aux visiteurs. Nicolas Hulot a même fait un reportage sur cette étendue d’eau située dans le sud de l’état Shan.

Deux erreurs dans son reportage, ont été retenues par un local de Nyaung Shwe ( comme quoi l’info passe malgré El Filtro ) : d’abord, 1, le marché flottant n’a rien de typique puisque il est un attrape-touristes importé de Thaïlande et, 2, placer celui-ci en plein milieu du lac est une aberration, du hors-contexte flagrant eu égard à la trotte à parcourir pour aller faire ses courses. Les Inda ne vont tout de même pas mouliner de la hanche une demie-heure pour le spectacle de la rame à une jambe !.

Dans l’état Shan au dénombre plusieurs ethnies. Au sud, les Inda sont ceux de l’ethnie du lac Inle, les Pa-o sont de la montagne et s’apparentent à leurs vêtements sombres et à leur coiffe aux couleurs vives aux Hmongs noirs du nord Vietnam. Plus au nord de l’état, vers Pindaya, dans les montagnes aussi sont les Lisu et les Danu… il y a une dizaine de languages différents dans l’état Shan.

Les Inda sont connus pour cette technique de rame à une jambe, pleine de souplesse et d'équilibre. En tous les cas, les jardins flottant ça marche!.

Arno Baude

Par Ða&Da 4000
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Mercredi 15 août 2007
arc.jpg
Je suis allé à Kanchanaburi, sur la rivière du pont de la rivière Kwai pour voir un peu le genre de nos jours. J'aurais pu faire du canoë, à l'endroit même où les piranhas dévoraient les tumeurs des prisonniers, jadis!.
C T un peu un cliché genre séquence du spectateur que d'aller là-bas. Décevant parce que petit, on a du mal à se faire à l'idée d'un tel pont historique.

Mais d'abord savez-vous que le film Le pont de la rivière Kwai a été tourné au Sri Lanka?. Il y a de quoi se sentir floué que d'apprendre pareille tromperie! Ah! l'entourloupe du cinéma! sans blagues, je ne souhaitais pas me faire un film mais tâter un peu du pont pour voir. Par ironie du tourisme.
( Dans un roman de Don de Lillo, l'écrivain parle d'un lieu historique: une grange. Il exprime la vacuité de se rendre dans un endroit fameux, le connaissant déjà par l'image... la simple vue du panneau de signalisation indiquant l'endroit du site suffisant à le rendre visible. Parce qu'on se l'est déjà représenté.
Le spectacle est déjà fait, on arrive sur place sans voir. L'idée qu'on s'en fait, réduit la pleine considération du sujet.
Il est inutile d'aller voir La Joconde par exemple et je pense qu'elle serait plus visible cachée!. Pensez à une grange et vous verrez la Joconde? je n'ai pas sauté du coq à l'âne en quête d'interprétation... )

Je voulais expérimenter l'invisibilité avec le pont. Mon idée du pont historique de la rivière Kwai était toute faite. Un cliché. Les images du film du dimanche soir. Rien qu'à la façon dont résonne le lieu aussi.
J'ai vu un autre pont: celui de 2007. En fait, j'ai vu le pont tout con de la rivière Kwai.

Je voulais mettre en abîme ce lieu d'Histoire brûlante. Voir ce qui le faisait de nos jours.

Lorsqu'on suit la voie ferrée, bien sûr on réalise qu'il a bien fallu taper sec du burin pour faire une tranchée dans le roc et qu'avec le climat, la malnutrition et les mauvais traitements, la cadence de travail d'un ouvrage prévu en cinq ans et réalisé en seize mois... les conditions étaient intolérables... mais, dans le wagon, j'étais avec des écoliers et c'était la liesse.

A la vue des touristes, mon petit voisin à la brosse américaine les hélait d'un geste pontifical ponctué de:
-" Thaïlande! Thaïlande! ". Son geste était plein de panache.
Aux abords du pont, ils avaient tous passés la tête à la fenêtre, que signifiait-il pour eux ce pont, mis à part un congé? une école buissonière? Je goûtais le bénéfice du temps qui passe.
Les bermudas et jupes plissées couleur bleu marine s'agglutinaient aux fenêtres, on me photographiait, on se photographiait, aux rares tronçons de ponts plus loin ils hurlaient. Les farangs écrivaient leurs adresses sur les brouillons des enfants. On parlait un B.A.Ba d'anglais. De cette voie censée mener en Birmanie, je ne suis allé qu'à Nam tok, la ballade ne valait pas ce moment frais d'hystérie juvénile.

Aux antipodes, il y avait les voyageurs du devoir de mémoire: les japonais.

En voyageant en Asie du sud-est, je me suis toujours posé la question des ponts de l'amitié japonais: à Phnom Penh au Cambodge ou pour se rendre au Laos entre Nong Khai et Vientiane. Au Vietnam, près d'Halong city encore les japopo en ont subventionné un à haubans, gigantesque. A Rangoon. Peut-être que, me suis-je dit, ils veulent racheter leur faute. Ou bien le pont est le symbole même de l'amitié: une union, une relation... un puissant moyen de lier deux parties isolées. Allez savoir. Allez demander à Santiago Calatrava!.
Ce lieu de la rivière Kwai est-il pour eux, expiatoire?, de pélerinage?. Dans ces moments d'incertitude, il s'agit de compulser un guide de voyage... à bien lire: une nonne flottante réalisant les postures de Bouddha non loin de là, attire le chaland du nord-est asiatique. Coréens et japonais s'y pressent.

Lors d'un premier aperçu, j'étais passé sur le pont en VTT, au milieu de la voie entre les deux rails, j'obligeais à peine penaud, les touristes à prendre un risque et à bien calculer la distance de la prochaine traverse pour ne pas voler à l'eau de la rivière Kwai.

Arno Baude

Par Ða&Da 4000
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Lundi 12 mars 2007


J'ai entendu dans une fête, une expression bruxelloise amusante:
-" Elle a déroulé du cable ".
Hors contexte, l'expression consacrée n'a pas d'effet sur les zygomatiques et je sais qu'il en faut de nos jours de l'impact pour faire rire... et du velu!

Oui, pour attirer le marrant il faut envoyer! J'envoie La Belgique.

D'emblée une petite digression quant au belge: Il, meme originaire de Bruxelles, ne prononce pas le mot fête comme son voisin français. Le belge a un accent.

Il suffit de passer la frontière belge pour aller manger la fameuse frite: on capte le particularisme, ni besoin de rester des lustres, ni d'avoir l'oreille affutée de l'épagneul. Le belge prononce ' fête ' avec un tréma sur le ' e ' au lieu d'un accent circonflexe... l'accent aberrant de ce gens-là...

' Faire la fëte ' est une expression très courante là-bas dit, souvent mise en pratique de Liège à Ostende.

Bien souvent le belge est moqué. Moi je l'adore et j'estime qu'il faut rendre à Caesaer ce qui lui appartient: la frite.

Primo, rendons la frite au belge!

Il n'y a pas un jour sans que je pense à la douleur contrite qu'a pu ressentir un belge en venant au Vietnam.  Je prends un exemple judicieux pour étayer mon propos: Tintin à Hanoi.
Il y arrive, il a la dalle, il ne cherche pas un bun cha mais un cornet de frites. Khong co. Il n'y en a pas ici, mais Tintin, lui, c'est un reporter et qui plus est, un de ceux qui ne se démonte pas, ( voir Tintin et les cigares du Rastapharaon ) alors il va luon dans un  restaurant de pho cuon, lorsque soudain, c'est le drame!. Sur le menu, c'est écrit french fries.

A 9000 bornes de sa case, Tintin subit l'influence française. Au Vietnam, la frite est francaise alors qu'en France elle est belge.

On ne saura jamais pourquoi.
( une fois allez! En Belgique c'est sur t'as la patate! tu rigoles et tout. Tu as la frite allez! et avec une bière tu as la double frite!. Et avec une autre et encore une frite ça cumule fieu, tu piges? C'est la fëte!. Je place le slogan de chez Jupiler avant d'oublier:
- " Jupiler, les hommes savent pourquoi ".
Vla du slogan qui en a, de l'impact.
Jupiler, Jupiter... l'aile ou la cuisse... de poulet frite et une bonne bière belge ça requinque le camioneur sur la E17... les valeurs vraies... la fëte à tréma... ).

La bière au Vietnam... c'est nul! ( à comparaison de la Belgique. C'est une lapalissade).
Le Vietnam c'est le thé, le café. Et il n'y a jamais eu, à Hanoi, de moines trappistes plongés dans l'alchimie du houblon liquide depuis le XIVème siècle.

Alors secundo. Mollo. Quand on parle de Leffe triple ou de Grimbergen: politesse.

Ce soir de fête consacrée à l'expression désopilante, on faisait pas gaffe et les Carlsbergs fades arrivaient franco de port, ( les travers de porc, les ribs flamands: c'est la tchache. Ca marine dans une solution très belge, goutue comme il faut. J'aimais bien, à Tournai, aller le dimanche le long du canal de l'Escaut pour acheter des travers à la rotisserie ) on les enquillait joviaux-tout-de-même lorsqu'après maintes oeillades aguicheuses, une réflexion déplacée fusa à l'encontre d'une hanoienne.

Le belge avait fauté.

Ravissante et pudibonde donc pas maléable, elle prit la mouche et nous... la poudre d'escampette. Tandis que se lisait encore longtemps le mécontentement...

Elle n'était pas née de la dernière pluie et ne supporta pas la raillerie ivre.

De son point retranché, de derrière le bock, le belge de BXL marmonnait. Déçu du comportement féminin peu enclin à la plaisanterie fine mais belge.

Nous rejoignâmes l'oasis pompe-à-bière pour deviser de la gente mal embouchée. Pas simple. Le bruxellois en conclut qu'elle avait déroulé du câble ".

Dérouler du câble. Une métaphore, un peu comme, je subodore: " elle en connait un rayon ".

Quel rayon? quel câble?? Ah! les détours des langues.

Pour clore, au royaume de la blague, le tabac est roi, une devinette d'un autre ami de BXL:

La famille Froid a 4 filles et 3 garçons. Comment s'appellent-ils?

- Eva, Samson, Gilles, Aude, Anne, Marc et Ella Froid. ( Elle va sans son gilet au Danemark et elle a froid )

Arno Baude

Par Arno Baude
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Samedi 23 septembre 2006

Extrait d' everlasting jokes par Baokbu.

En route to Luang Prabang, foreign tourists were impressed bythe beauty of nature. But upon arriving at a deep breathtaking cliff,a tourist asked the tour guide:

- " it seems to be a very dangerous cliff, I wonder why they don't put up a warning sign? "

guide: " they had put up one for five years, but no bus fell over, so they removed it. "

Par Baokbu
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Jeudi 21 septembre 2006

07/03/2005 Laos-Thailande-Laos

Pour une extension de visa au Laos il suffisait dans mon cas d'aller en Thailande. Quitter Savannakhet, traverser le Mekong et rester a Mukdahan le temps horodateur de 2 tampons. Visite eclair de la ville, veritable vitrine de la reussite thailandaise a comparaison de la vieille decatie de Savannakhet.

Mukdahan semble une construction de lego agencee par des routes de ciment, ponctuee de distributeurs automatiques de billets et de magasins 7/11...en somme , c'est exactement ce que la ville lao n'a pas. A l'embarcadere de Savannakhet, les marches sont de terre battue, les vestiges coloniaux figent la ville dans le passe. Au debarcadere de Mukdahan, les marches equarries sont de beton, les maisons-modules donnent un caractere hygienique. On paye en baths, le kip n'a plus lieu d'etre ici. De ce cote-ci de la rive, on se projette encore dans l'avenir.

A la sortie du bureau d'immigration, muni d'une extension de quinze jours je constatais encore davantage Savannakhet sombrer dans l'oubli, elle, si charmante et paisible. Je quitterai le Laos le 21.

Arno Baude

Par Arno Baude
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