une maison

Le langage du corps est parlant quand bien meme il se pratique sans un mot.
Pour exprimer le mot 'maison', Claire Queci avait mis ses mains en toit au dessus de la tete. Automatiquement, une femme derriere elle avait decouvert de quoi il s'agissait. Cette reaction instantanee retint mon attention. Les mains en accent circonflexe avaient parle. De quoi?
Claire Queci etait en train de jauger le niveau de francais d'un jeune vietnamien de 8 ans et c'est une mere loin de la scene qui comprit la premiere. Observons la de plus pres. Mettons cette femme au premier plan sur la scene. C'est un choreute. Elle se retourne vers vous et chuchote:
-" c'est la maison. " Il est manifeste qu'elle est affranchie!.
C'est une personne qui a tout compris sans connaitre un mot. Elle sait sans savoir la lucide!. Je ne dis pas que c'est inne. Elle a appris une image et celle-ci a fait echo, s'est repercutee dans son miroir, sa conscience. Les synapses ont passe le message electrique et cette femme a branche elle-meme une image-reponse. Quelle est-elle cette image-boomerang? A-t-elle vu une maison?
Cette femme s'est vue. C'est le reflet de sa propre image qui a affleure a la surface en tant que femme-epouse. Femme de maison? Je ne voudrais pas faire machiste, je ne parle pas d'une femme d'interieur, cloitree, apprivoisee, en-cage-a-la cuisine et Tutti Frutti Elvis!
J'allusionne plutot l'epouse comme femme-maison. La femme au Vietnam est accomplie lorsqu'elle a un enfant. Fonder un foyer va de paire ( et aussi de pere ). L'acte fondateur de la famille est permis par la femme et avoir un enfant est sacro-saint.
L'epouse a son role dans la societe et le joue pleinement au sein de la premiere cellule sociale: la famille. La femme vietnamienne est une pierre angulaire de la societe. Elle est celle qui couvre et couve, elle est le toit, elle est la maison. Elle s'appelle maison, nha.
C'est a elle que parlait Claire Queci. Qu'on se le dise chez les constructeurs de vinaconex!
Note: la photo ci-dessous est representative dans la mesure ou, partout dans la ville, il y a des pochoirs ' Be tong ' avec le numero de telephone de la societe. On peut observer que la concurrence est rude a Ha noi, la compet. sauvage meme. Arno Baude
