Ration d'Opéra

Publié le par Arno Baude


Pas d'apéro mais un Opéra pour écouter et voir
La Création d'Haydn à Hanoi.
Une oeuvre religieuse; le message de ' Dji-Zeus '.
Cette créa. rentrait dans le cadre des journées de la culture allemande au Vietnam.
D'ailleurs après l'oratorio, nous sommes allés, Bébel Bruce et moi, boire de la bière germanique, ach!.


L'orchestre était composé pour l'essentiel de 'cordes', 15 violons, 5 violoncelles et 3 contrebasses; quelques cuivres, un clavecin, un peu de percu. pour booster la compo. et l'intervention enchanteresse d'ici une clarinette, de là une flute traversière; un coup de basson et basta.
Le choeur était de 100 personnes. 99 + 1: Florence Nonnightingale, rayonnante au possible, enjoué sourire aux lèvres. Robe noire nickel. Dans un e-mail, elle disait avoir des papillons de trac dans l'estomac, ceux-ci virevoltaient alors sur son visage-pollen.
Parmi les solistes, il y avait Uriel la plantureuse, une ténor asiate. En la voyant arriver en deuxième partie avec sa corpulence de chanteuse d'Opéra, je me suis dit qu'avec des poumons pareils ça allait souffler!.
Quelle voix! quel organe en effet! c'était très plaisant de l'entendre. Très clair et haut. Limpide et puissant.
L'oeuvre de Haydn était en chapitres comme dans le Livre, avec de blancs silences; dans chacun d'entre eux le choeur et les solistes contaient la Création. Parfois 1 soliste se retournait vers les 100 et ces derniers envoyaient leur puissante réponse de concert. L'unisson d'un chant est impressionnant.
Dans l'Opéra style Napo III, un peu comme le Garnier. L'espace est phonique, étudié pour la voix; pas besoin de preter l'oreille, celle-ci reçoit le son comme dans un fauteuil.
Le cossu, le lustre de ce lieu confortent l'oeuvre. La création est dans un écrin rutilant à l'architecture éclectique. Agréable pour l'auteur.
Mais comme l'avait annoncé le responsable culturel: Haydn aurait été bien surpris de savoir son oratorio joué au Vietnam. Je respecte l'anachronisme.
J'aime les perf. inter-culturelles, elles sonnent très post-modernes.

Bref, La Création d'Haydn, je ne l'ai pas écouté religieusement: je l'ai perçu avec une oreille apocryphe.
Cependant, j'ai entendu les alléluia et le amen final. Arno Baude


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Publié dans Apprenti sage

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